DEFIS 2022 ECRITURE

Le poids de ce que l’on s’impose

Ces mots résonnent en moi particulièrement ce soir, ou pour la première fois j’ai le syndrome de la page blanche. Je me sens tiraillée entre mon envie d’être fidèle au défi que je me suis lancée (et que je vous ai annoncé) – à savoir d’écrire tous les jours – et entre mon besoin de replis sur moi-même, de solitude en ce moment.

Ma créativité est comme mon envie de partager (je crois), elle varie comme la marée, dans une journée mais surtout dans un mois. Je connais des phases d’hyper productivité et des phases beaucoup plus slow … C’est mon rythme, en tout cas en ce moment c’est comme cela que j’ai l’air de fonctionner. Et si tout simplement je l’acceptais ?

Qu’est ce que ça dis de moi si je n’écris pas tous les jours ? Parce que la vrai question est souvent celle-ci !

Ça dit juste que je ne me tiens pas à mon propre défi … mais ça ne dis rien d’autre ! Ça ne défini pas ma valeur. Une partie de moi à peur, c’est vrai, que l’on pense que je ne suis pas capable de tenir mes engagements, que je ne suis pas assez déterminée, que je ne travaille pas assez … Mais je choisis de ne pas donner raison à cette partie de moi. Moi je sais pour quelle raison je me suis lancée ce défi : pour me prouver que je pouvais écrire plus régulièrement, me prouver que mes écris pouvaient avoir un intérêt dans l’espoir secret d’oser écrire un livre comme je l’ai toujours rêvé … Alors je déçois qui ? Une partie de moi, mon égo qui aimerait être parfait et qu’on l’admire. Mais je suis si fière de la partie de moi qui écris, pas tous les jours c’est vrai, mais tellement plus souvent qu’avant … Si fière de celle qui écris avec le coeur et authenticité, qui veut juste vous prouver que l’on peut s’aimer, s’écouter, être soi et kiffer. Je suis si fière de cette partie de moi qui ose être elle-même et qui est aujourd’hui détachée de tous jugement, y compris du mien.

Car avouons-le nous maintenant ! Le jugement que l’on craint le plus c’est le notre …. Lorsque l’on a peur que l’autre pense ceci ou cela c’est qu’une partie de nous le pense. Alors plutôt que de s’intéresser à ce que peut-être, qu’éventuellement, qu’on ne sait jamais, que pourrait penser l’autre …. Nous devrions penser à examiner nos propres pensées et à les remettre en question pour plus nous aimer. Moi j’aime écrire le JUGE MENT …

Alors est-ce que j’ai envie de porter le poids, la charge mentale et physique, de mon égo et de mon syndrome de la bonne élève et de la parfaite petite fille ? Non. Je les entends … mais je ne souhaite pas leur laisser de place dans ce cas précis. Dans d’autres oui, parfois s’imposer les choses est nécessaire mais dans le cas de mon défi : non.Je peux choisir, par amour pour moi, dans quel charge je mets mon énergie. L’énergie est précieuse et tu peux choisir là ou tu souhaites l’utiliser et là ou ce n’est que futilité.