coaching, DEFIS 2022 ECRITURE, mindset

Et si c’était toi le problème ?

J’aurais pu créer un « problème » à mon fils de 5 ans sans même m’en apercevoir et lui créer la blessure d’injustice et la croyance de « ce n’est pas moi qu’on choisit » ou encore celle de « je suis toujours la 3ème roue du carrosse !

Et si on avait pas besoin d’être choisi pour être aimable ?

Mes enfants sont en vacances chez papi et mamie, il fait beau et mamie les a emmené à la fête foraine avec ma cousine et sa fille. Tous les trois ils s’entendent très bien, ils ont 3-4 et 5 ans. Les filles de 3 et 4 ans deviennent plus proche et jouent plus ensemble ses derniers temps, quand mon fils est plus à jouer seul, avec des enfants plus grands s’il y en a ou à rester avec nous. Et plusieurs fois je me suis surprise à penser « le pauvre il est tout seul, j’espère qu’il ne se sent pas mis à l’écart ». Je ne l’ai jamais dit à voix haute. Aujourd’hui ma maman m’envoie des photos de leur après-midi fête foraine et je remarque qu’il est souvent seul dans les manèges, et les deux petites ensemble. C’est alors que j’envois à ma maman le message « J’ai l’impression que Driss est souvent tout seul, ça va ?  » et elle me répond : « il s’en fiche, il n’a rien dit, il choisit ses manège et s’éclate » Et là ça a fait tilt ! Ma croyance personnelle, mon traumatisme d’enfant parlait pour moi et j’allais lui transmettre mes propres blessures et créer des peurs chez lui qui n’existent même pas ….

Enfant, et plus tard ado, on était un groupe de 3 copines et j’ai souvent, pour ne pas dire toujours, eu cette impression d’être la 3ème roue du carrosse. J’étais aussi, à tort ou à raison (mais je l’ai vécu comme cela) celle que l’on ne choisie pas ou en tout cas pas dans les premières à être choisie. Je ne pensais pas encore avoir cette blessure en moi, aujourd’hui j’ai la preuve qu’elle est encore là dans un coin de ma tête. Alors je décide de rompre avec cette blessure, je n’en veux plus, aujourd’hui je sais que ma valeur ne dépend pas du fait d’être choisi ou non, ni même du fait d’être seule ou non. Aujourd’hui je reconnais que certains peuvent me choisir et d’autres non mais que cela ne détermine pas si je suis bien ou non. Aujourd’hui je déclare que je peux être choisie.

Regarder ces pensées, écrire permet de ne plus être en mode pilote automatique et de ne plus subir ses émotions, ses croyances, ses programmations, ni même la vie ou les autres. C’est je pense la réelle clé du lâcher prise et la seule possibilité de se détacher du jugement des autres. Je ne suis pas mes pensées, et si celles ci ne plaisent pas je peux les changer 🙂 Je peux choisir l’histoire que j’ai envie de me raconter 🙂

(écris 38/365, écrire chaque jour)